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Kebab de chevreuil : une recette maison pleine de surprise

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Il suffit parfois d’un plat un peu décalé pour faire chavirer les papilles. Le kebab de chevreuil en est un parfait exemple : simple à préparer, accessible, et pourtant inattendu. Ici, le gibier quitte la table de fête pour se faire street-food maison, version saine et locale en toute saison ! Un filet ou un cuissot de chevreuil, quelques légumes croquants, une marinade express aux épices chaudes… et voilà de quoi surprendre les papilles de votre famille ou vous régaler sans chichis un soir de semaine. C’est aussi ça, Gibier pour Tous : montrer que le gibier peut se cuisiner autrement, sans difficulté, sans matériel particulier, avec ce qu’on a sous la main. 🧄 Ingrédients : Garniture : – 1 concombre– 2 tomates– 2 oignons rouges– 2 carottes Viande : – 500 g de filet ou cuissot de chevreuil (désossé) Marinade (30 min) : – 1 c. à café de ras el-hanout– 1 c. à café de cumin– 1 pincée de piment d’Espelette– Romarin– Sel, poivre– 10 cl de vin blanc– (Facultatif : basilic et romarin) Sauce kebab : – 5 c. à soupe de fromage blanc– 1 c. à café de ras el-hanout– Ciboulette ciselée– Sel, poivre– Jus d’un demi citron jaune 👩‍🍳 Préparation : 💡 Le petit mot en plus Ce genre de recette montre qu’avec un peu d’audace et beaucoup de gourmandise, la viande de gibier peut s’inviter partout… même là où on ne l’attend pas. Un kebab fait maison, riche en goût, ça change tout. Et si vous avez récupéré votre chevreuil grâce à Gibier pour Tous, vous savez aussi d’où vient votre viande, et qui l’a chassée. 💚 Partager sur Facebook Voir Gibier pour Tous sur Instagram Voir la recette Exporter en PDF Envoyer l’article

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La venaison : une nourriture privilégiée

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Tuer est un acte grave. Mais consommer des produits de la nature , les seuls vraiment bio , reste une affirmation culturelle qui s’oppose fondamentalement Ă  celle des fast- foods et des plats cuisinĂ©s surgelĂ©s. A l’origine de la venaison L’introduction de la viande dans l’alimentation humaine ainsi que la pratique de la chasse ont Ă©tĂ© les facteurs principaux de l’Ă©volution humaine. La chasse a participĂ© au maintien de l’ordre social et le partage du gibier a renforcĂ© la cohĂ©sion du groupe. Au regard de l’histoire, notre consommation a changĂ© . Nous consommons de la viande alors que nos ancĂŞtres consommaient un animal. Ce respect pour l’animal Ă©tait fondĂ© sur une connaissance et une Ă©ducation transmises de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Chasser consistait Ă  repĂ©rer, traquer sa proie, la tuer et la manger. De cet animal Ă  qui on avait enlevĂ© la vie, rien n’Ă©tait gâchĂ© , tout Ă©tait consommĂ© et valorisĂ©. Au nĂ©olithique, l’Ă©levage perturba cette règle et petit Ă  petit les liens fondamentaux avec le gibier se sont estompĂ©s. A l’ère industrielle, la valeur de la vie animale a basculĂ© et l’animal est devenu de la viande participant au nĂ©goce. De nos jours, on consomme des steaks, des gigots et la population ne voit plus l’animal dans sa globalitĂ©. Dans le mĂŞme temps , cette population a de la compassion pour le bambi, le loup, le renard. Il n’est cependant pas utopique de dire que la consommation de viande de gibier comme aliment diĂ©tĂ©tiquement supĂ©rieur permettrait de participer Ă  la lutte contre le diabète, les pathologies cardio- vasculaires et l’obĂ©sitĂ© entre autres. La consommation de la viande de gibier Il existe un paradoxe français concernant la consommation de venaison : Pour le Français, la venaison est de la viande festive considĂ©rĂ©e comme un segment de qualitĂ© supĂ©rieure. Il serait grand temps de promouvoir un label « gibier sauvage de chasse d’origine Française ». Des arguments en faveur du gibier par rapport Ă  la viande d’Ă©levage Le gras D’une manière gĂ©nĂ©rale, Venaison Lipides/100g Viande domestique Lipides/100g BICHE 0,48 g BOEUF 12,6 g SANGLIER 4,3 g PORC 24,3 g CHEVREUIL 0 g AGNEAU 25 g LIEVRE 0,39 g LAPIN 6,25 g La biche est 25 fois moins grasse que la viande de boeuf , le sanglier 5 fois moins que le porc et le chevreuil sans gras. On peut considĂ©rer que la pauvretĂ© en gras de la venaison est une règle dans la nature en milieu ouvert oĂą la quĂŞte de nourriture est rĂ©elle pour le gibier. Si on se penche sur le cholestĂ©rol qui touche bon nombre de chasseurs et de non chasseurs, la venaison est un atout diĂ©tĂ©tique. Nous fabriquons 75% de notre cholestĂ©rol, 25% sont d’apport alimentaire. La venaison ne contient pas de cholestĂ©rol. Dans un gibier ,il est prĂ©sent exclusivement dans la cervelle et les abats.L’impact du gibier sur le cholestĂ©rol est donc marginal. Les protĂ©ines Muscles, rĂ©actions enzymatiques, hormones , trame osseuse, neurones, tout est protĂ©ine. La venaison possède une grande richesse en protĂ©ines d’excellente qualitĂ© nutritionnelle. Dans la nature, un animal est en mouvement, entretient ses muscles, prend ce qui est bon pour lui. S’il est malade, sa chance de survie est infime et globalement l’animal que nous prĂ©levons est sain. Les diffĂ©rents scandales qui ont touchĂ© dernièrement la viande chevaline nous obligent Ă  une bonne traçabilitĂ©. La sĂ©curitĂ© est donc du cĂ´tĂ© de la venaison, l’examen sanitaire initial des venaisons, le test trichine pour la vente du sanglier participent largement Ă  cette sĂ©curisation. Venaison ProtĂ©ines /100g Viande domestique ProtĂ©ines / 100g BICHE 22,02 g BOEUF 29,40 g SANGLIER 20,62 g PORC 16,6 g CHEVREUIL 21,25 g AGNEAU 16 g LIEVRE 22,54 g LAPIN 21 g Globalement en quantitĂ© de protĂ©ines, la venaison est supĂ©rieure Ă  la viande d’Ă©levage. Plus de protĂ©ines , peu ou pas de gras, la balance penche du cĂ´tĂ© de la venaison. Les minĂ©raux Dans ce domaine, les valeurs en potassium, calcium, sodium et phosphore sont peu Ă©loignĂ©es entre venaison et viande d’Ă©levage. Pour le fer, la venaison en gĂ©nĂ©ral prĂ©sente un taux supĂ©rieur et le lièvre remporte la palme du plus haut taux. Venaison Fer en mg/ 100g Viande domestique Fer en mg/100g BICHE 3,4 mg BOEUF 3,5 mg SANGLIER 2,1 mg PORC 1,4 mg CHEVREUIL 3 mg AGNEAU 1,5 mg LIEVRE 4,9 mg Et si l’avantage de la venaison se trouvait Ă©galement au niveau de la diffĂ©rence de toxicitĂ© ? De nombreux rĂ©sidus antibiotiques sont contenus dans la viande d’Ă©levage . Ils ont trois usages : En France, pratiquement tous les porcs , les dindes, les veaux, 2 poulets sur 3 et un 1/3 des bovins Ă  viande reçoivent des aliments supplĂ©mentĂ©s par des additifs antibiotiques. Seuls les Ă©levages rĂ©pondant aux critères de l’agriculture biologique et les productions sous « label » n’utilisent pas d’additifs. Les dioxines Elles se fixent dans le gras et semblent ĂŞtre la source majeure de contamination environnementale des viandes et des produits animaux. Elles se retrouvent dans les sols servant aux animaux domestiques et dans les vĂ©gĂ©taux que ces derniers consomment. Les dioxines se dĂ©placent dans l’air et se dĂ©posent sur le sol et les vĂ©gĂ©taux ainsi que dans l’eau. Les dioxines sont des perturbateurs hormonaux puissants. Ainsi, antibiotiques, dioxines et autres perturbateurs hormonaux sont contenus dans les viandes d’Ă©levage. Nous n’avons pas ce risque dans la venaison de vrai gibier Ă©voluant en territoire ouvert. Et si la solution pour notre sociĂ©tĂ© Ă©tait un retour Ă  nos origines sur le plan nutritionnel ? Une telle question peut paraĂ®tre incongrue et en faire sourir plus d’un. L’homo-sapiens Cro-Magnon est prĂ©sent depuis 35000 ans en Europe, 1,80 m, Ă©lancĂ©,mandibules lĂ©gères,un menton, pas de goutte, pas de caries, durĂ©e de vie 30-50 ans. Le physique et le psychique du Cro-Magnon c’est l’homme moderne avec l’acquis culturel en moins. Les anthropologues sont formels, nos ancĂŞtres du palĂ©olithique ne connaissaient: Après 3 millions d’annĂ©es d’Ă©volution, leur organisme Ă©tait parfaitement adaptĂ© Ă  l’environnement. Cette capacitĂ© d »adaptation va se fissurer au nĂ©olithique avec l’agriculture, les produits laitiers, les cĂ©rĂ©ales et va voler en Ă©clat

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Vous ĂŞtes ce que vous mangez… littĂ©ralement ! Les petites bĂŞtes qui vous veulent du bien.

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La plus grande perte de biodiversitĂ© n’a pas lieu dans les zones de culture intensive europĂ©enne ni dans les zones dĂ©forestĂ©es, mais sur et dans notre corps, comme l’affirme Marc-AndrĂ© SĂ©losse (biologiste et vulgarisateur hors pair dont je vous conseille vivement les Ă©crits). Qu’est-ce que le microbiote ? Le microbiote, sujet trop peu abordĂ© lors de notre Ă©ducation primaire, est un ensemble de bactĂ©ries, virus, champignons et autres micro-organismes qui vivent autour de nous et en nous. Le terme de microbiote Ă©quivaut Ă  la flore intestinale banale et non pathogène. Cet ensemble a des facultĂ©s microbiotiques donc bĂ©nĂ©fiques Ă  l’organisme. Si la première rĂ©action face Ă  cette rĂ©alitĂ© est souvent le dĂ©goĂ»t, ces organismes reprĂ©sentent pourtant un pilier fondamental de notre santĂ© en assurant de nombreux services : production de vitamines, dĂ©fenses immunitaires et digestion. Par exemple, les fibres et une partie des glucides ne sont pas digĂ©rĂ©es par les enzymes de notre système digestif, mais dĂ©gradĂ©es par le microbiote dans le colon. Il joue aussi un rĂ´le de barrière contre les pathogènes. Votre corps est comme une ville grouillante de micro-habitants qui travaillent dur pour vous maintenir en forme. Vous avez dit « bon » microbe ? La surprotection naturelle, exacerbĂ©e par la crise COVID, a créé un climat anxiogène Ă  l’Ă©gard des bactĂ©ries. Nous sommes constamment incitĂ©s Ă  nous tenir loin des foyers microbiologiques et, par extension, nous considĂ©rons tout ce qui n’est pas « propre » comme potentiellement dangereux. Cela concerne notamment l’environnement naturel et tout ce qui sort des normes habituelles. Cet ensemble de microbes est une richesse que nous devons cultiver, tant pour nous que pour nos enfants. Cette diversitĂ© bactĂ©rienne et mycologique se transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, la première transmission ayant lieu lors de la naissance. La mère transmet une partie de son microbiote pendant l’accouchement. Ce lot d’espèces est unique Ă  chaque individu, telle une empreinte digitale. Comment prendre soin de ces minuscules colocs qui ne paient pas de loyer mais qui font tout le mĂ©nage ? Ce patrimoine s’enrichit Ă  travers nos activitĂ©s et notre alimentation. Parlons d’alimentation, car le sujet nous tient Ă  cĹ“ur chez Gibier pour Tous. La majoritĂ© des micro-organismes chez l’humain se trouve dans notre système digestif. Avant tout, et c’est ce que nous prĂ´nons, il est nĂ©cessaire d’avoir une alimentation saine et Ă©quilibrĂ©e. Pour cela, Yuka le met aussi très bien en valeur avec cet article https://yuka.io/microbiote-sante/. Le stress, la fatigue, une alimentation dĂ©sĂ©quilibrĂ©e et la prise d’antibiotiques rĂ©duisent la diversitĂ© du microbiote. La fermentation comme alliĂ©e Une alimentation diversifiĂ©e et Ă©quilibrĂ©e, on dit oui ! Mais ce que l’on aime encore plus chez nous, c’est rechercher des produits de qualitĂ© Ă©laborĂ©s le plus naturellement possible. Je pense avant tout aux fermentations, ces super-hĂ©ros du quotidien mis Ă  l’honneur sur la scène food actuelle : le vin, la bière (avec modĂ©ration of course), le kombucha, les lĂ©gumes, le pain, etc. La fermentation est la modification des aliments par des microbes. La plus connue, la fermentation alcoolique, est une rĂ©action entre l’eau, le sucre et les levures qui produit de l’alcool, du dioxyde de carbone et des arĂ´mes. La fermentation permet aussi la crĂ©ation de nouvelles vitamines, comme la vitamine B du yaourt. Les fermentations spontanĂ©es offrent une expĂ©rience unique par leur identitĂ©. Elles permettent de s’affranchir de la standardisation imposĂ©e par les levures industrielles et d’enrichir notre microbiote. Plus de temps Ă  perdre pour prendre soin de vous Le microbiote joue aussi un rĂ´le majeur dans de nombreuses autres interactions, notamment avec le cerveau. PrĂ©server cette symbiose personnelle est une nĂ©cessitĂ© pour vous maintenir en bonne santĂ© ! Partager sur Facebook Voir Gibier pour Tous sur Instagram Exporter en PDF Envoyer l’article

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La Sanglierie digitale : quand Astérix nous tend un miroir (et ça nous fait marrer)

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Il y a des scènes qui nous font simplement rire. Et parfois, il y en a une qui résonne un peu plus fort que prévu. Dans le dernier Astérix & Obélix : Le Combat des Chefs, sorti sur Netflix, un personnage rêve de créer une « Sanglierie » : un espace pour celles et ceux qui n’aiment pas le poisson, où l’on pourrait donner ou troquer du sanglier. Chez Gibier pour Tous, cette scène nous a fait sourire. Puis nous nous sommes regardés, presque incrédules. « Attends, mais… c’est exactement ce qu’on fait, non ? » Nous ne l’avions jamais appelée comme ça… mais l’idée était exactement la nôtre. Pas de moustaches ni de potion magique ici. Mais une démarche concrète, née du terrain : celle de reconnecter les Français à une ressource locale, naturelle, parfois ignorée : le gibier sauvage. Avec Gibier pour Tous, nous avons imaginé une solution simple, utile et humaine. Elle permet aux chasseurs de céder leur gibier dans un cadre clair et sécurisé, et aux particuliers d’accéder à une viande naturelle, locale, à un prix solidaire. L’ensemble repose sur la proximité, la transparence et le respect de chacun. Depuis le lancement, les retours du terrain sont constants. Des chasseurs nous disent : « On est prêts à partager, mais il faut que nous ayons un cadre . » Des familles, de leur côté, nous confient vouloir mieux manger, sans faire exploser le budget. Nous avons simplement relié ces deux attentes. Aujourd’hui, grâce à la plateforme, du gibier sauvage trouve sa place dans des foyers qui en font bon usage. Il ne reste plus bloqué au fond d’un congélateur, Il est préparé, cuisiné, valorisé. Recevoir un animal entier, en peau, demande de l’implication. Il faut le réceptionner, le travailler, parfois apprendre à le transformer. Mais c’est justement là que se trouve tout le sens du projet. Prendre le temps, se reconnecter à une alimentation brute, nourrir sa famille avec un produit vrai. Cela dépasse la viande elle-même : c’est un acte de transmission, de savoir-faire, un retour à l’essentiel qui redonne du sens à ce que nous mettons dans notre assiette. Alors oui, cette scène d’Astérix nous a bien fait rire. Mais elle a aussi mis en lumière, de manière inattendue, une réalité que nous côtoyons chaque jour. Celle de gens ordinaires qui veulent mieux faire. Celle d’un gibier trop souvent ignoré alors qu’il pourrait nourrir, localement et durablement. Nous n’avons pas inventé la Sanglierie mais nous y contribuons à notre façon, avec ce que nous savons faire : créer du lien entre ceux qui prélèvent, et ceux qui se nourrissent. Ce clin d’œil nous a simplement rappelé une chose : parfois, la culture populaire pointe du doigt quelque chose de profondément juste, et ça, nous ne pouvions pas le laisser passer sans le partager avec vous. Si vous faites déjà partie de la communauté Gibier pour Tous, vous êtes au cœur de cette belle histoire. Si vous nous découvrez à travers ces lignes, bienvenue. Vous verrez, ici, pas besoin de potion magique. Juste un peu de forêt, un peu de confiance… et beaucoup de bon sens. Partager sur Facebook Voir Gibier pour Tous sur Instagram Exporter en PDF Envoyer l’article

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